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Mycorhize : Comment la plante hôte et le champignon coexiste


En essayant de rester le plus simple et le plus compréhensible
dans mes explications.

Il a été démontré par séquençage des génomes de cellules
(manipulation du système immunitaire) de la plante hôte
nommée ici CSIPH (Cellule Système Immunitaire Plante Hôte),
que les champignons endomychoriziens ou ectomycorhiziens
ont des génomes qui comportent de tout petits gènes
(fabriqué par la cellule du champignon),
des centaines voir chez certaines espèces des milliers de ces gènes
qui sécrètent de toutes petites protéines.
Ces gènes commence à s'exprimer donc à synthétiser ces protéines
quant le champignon fait une mycorhize.
Cette protéine se fixe sur le noyau de CSIPH et y pénètre
(la ou se trouve l'ADN, le matériel génétique ou s'exprime les gènes).
Cette protéine va éteindre un gène de CSIPH qui permet de percevoir
les signaux d'alerte des cellules voisines ;
en de termes plus simple,
d'entendre ses voisines lui dire "attention il y a un champignon".
La raison de cet état de fait est que CSIPH n'exprime plus la molécule
qui permet de percevoir le signal des cellules voisines, 
"elle coupe l'alarme" en quelque sorte,
pourquoi ?
car la molécule d'alerte OH-jasmonate est ubiquitinée(1),
part dans la voie de dégradation donc,
plus de récepteur OH-jasmonate.
Nous sommes donc dans ce cas précis, en présence
d'une inoculation de "calmants" en quelque sorte,
d'induction de sensibilité par le champignon en vers la plante
hôte qui ne le combattra plus.
Il se peut, mais ce n'est pas démontré,
que l'inverse se produit également ;
c'est à dire, une production par la plante hôte de protéines
envers le champignon.
Ce qui est certain,
il y a des interactions qui font intervenir des messages émis
à la fois par le champignon et la racine de la plante hôte,
un dialogue qui s'instaure sous forme de molécules.

Un autre exemple pour l'endomycorhize :
Parmi ces sécrétions émises par la racine,
il y a une substance bien reconnue par le champignon 
qui est la strigolactone, substance de communication
en quelque sorte ;
en restant simple,
une substance qui permet à la racine de dire au champignon
"je suis là",
en bref, la racine se dénonce au champignon qui lui,
émet en réponse un signal, des facteurs Myc(2) perçue par la racine
pour signaler sa venue au même titre que le facteur Nod chez les
légumineuses (rhizobium).

Mais il reste encore tellement de choses à découvrir sur la mycorhize.


Nous pourrions également appeler la mycorhize comme symbiose
mutualiste du "donnant donnant".
Quand une racine rencontre un champignon et vis et versa,
cette association commence à fonctionner.
Si le champignon reçoit ce dont il a besoin,
le champignon répond physiologiquement en donnant,
("c'est par ailleurs le meilleur moyen de recevoir") ;
et vice  versa.
Si l'association ne fonctionnait pas,
le système d'association collapsera (s'effondrera).
Il faut également savoir que le nombre de champignons
sur un système racinaire est énorme, entre 10 et 100 ;
donc il y à le choix du partenaire,
et forcément il y aura une association possible avec l'un 
ou l'autre champignon donc mycorhize.
  

(1)Ubiquitiné (être): le fait que les propriétés des protéines cibles
et leur destin cellulaire changent par dégradation sous l'effet
de l'ubiquitine, l’ubiquitinylation.
L'ubiquitine est une protéine de 76 acides aminés servant,
elle-même, de marqueur de protéines à éliminer.

(2)facteur Myc :
Petit bout de chitine avec un acide gras


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