Étymologie :
Du grec, πτερις - pteris, ‑idos, "fougère",
Du grec, πτερις - pteris, ‑idos, "fougère",
lui-même dérivé de πτερόν, pteron, "aile" ;
et de ‑phytes,
tiré du grec, φυτόν, phyton, phuton, "ce qui pousse, plante, végétal".
Référence à l'aspect des frondes rappelant une plume d'oiseau.
Le terme ptéridophyte désigne les fougères au sens strict
et divers autres groupes végétaux qui en sont évolutivement
proches (plantes dites alliées).
Il constitue un groupe ayant connu son apogée au carbonifère
Il constitue un groupe ayant connu son apogée au carbonifère
(-359 à - 299 millions d'années),
et représentés par les plus anciens végétaux vasculaires comme
les prêles ainsi qu'une dominance du sporophyte.
Une définition simple pour ptéridophyte serait :
Plantes cryptogames vasculaires (présentant xylème et phloème)ne produisant ni fleurs ni graines,
possédant racines et tige (quelquefois souterraine appelée rhizome),
des feuilles et des éléments conducteurs de la sève.
Aujourd'hui,
suivant les organismes de classification
ainsi que des changements nomenclaturaux et taxonomiques,
le clade des ptéridophytes représente entre 34 et 51 familles,
environ 383 genres et plus de 10000 espèces actuelles.
Nous pourrions également ajouter trois autres classes reconnus,
qui dominaient le milieu du Silurien jusqu'au milieu du Dévonien
(425 à 370 millions d’années) à la fin duquel ils ont disparu
(environ 360 millions d’années), représentées sous forme de fossile :
- Les Rhyniophyopsida (425 à 380 millions d’années),
notamment avec le genre fossile Cooksonia,
la plus ancienne plante vasculaire connue qui mesurait
environ 6,5 cm de hauteur (-420 Ma, fin du Silurien),
apparentées au genre monospécifique Rhynia.
- Les Zostérophyllophyopsida (408 à 370 millions d’années)
proches des Lycophytes
- Les Trimérophyopsida (395 à 375 millions d’années)
Morphologiquement diversifiées,
- Les Trimérophyopsida (395 à 375 millions d’années)
les ptéridophytes sont représentés par des genres très différents
allant des sélagines aux minuscules fougères aquatiques,
jusqu'aux fougères arborescentes (mes chouchous) au stipe
pouvant atteindre plus de dix mètres.
Cosmopolite,
le plus grand nombre de genres et espèces de ptéridophytesse trouve répartie géographiquement dans les zones tropicales
et subtropicales où l'humidité et la chaleur favorisent leur croissance
et surtout leur reproduction (nous verrons cela plus bas).
Toutefois,
on retrouve aussi des genres et espèces adaptées à des climats
tempérés, en Eurasie ou en Amérique du Nord,
ainsi que dans des milieux au climat beaucoup plus extrême,
comme la toundra ou des endroits insolites comme de la rocaille
ombragée.
Cette capacité d'un grand nombre de ptéridophytes à coloniser
les milieux ouverts, les sous-bois, voire des habitats comme les murs
ou les anfractuosités rocheuses,
démontre bien leur grand pouvoir d'adaptation.
à rhizome traçant ou cespiteux vivaces aux ramifications
aériennes annuelles (en principe).
Feuilles :
Chez les fougères,les feuilles appelées frondes sont composées d'un pétiole,
d'un rachis d'un limbe divisé en folioles appelées :
- penne (division primaire ᵃ) et pinnule (division secondaireᵇ),
![]() |
| (a) |
![]() |
| (b) |
ou d'un limbe entier.
Elles sont soit stériles ou si fertiles, nommées sporophytes en portant
à la face inférieure, voir sur les bords du limbe ;
...ou sont réduites à de petites gaines dentées chez les Prêles.
Une reproduction presque animale :
Après la méiose et une fois la spore libérée du sporange,
cette dernière donne naissance au prothalle
en forme de cœur.
Sur ce prothalle s'y trouvent les organes microscopiques
producteurs de cellules-sexuelles, les gamètes :
femelle.
S'y trouvent immobiles, les gamètes femelles ;
- L'anthéridie (gamétange mâle) pour le développement
des organes mâles eux mobiles comme les spermatozoïdes
à 'aide de ses flagelles.
La fertilisation, comment ?
À la faveur d’une pluie ou d’une forte rosée formant au minima
une mince couche d’eau indispensable,
ces spermatozoïdes végétaux (ou anthérozoïdes) nagent
vers le gamète femelle qui émet, pour les attirer et orienter,
une sorte de phéromone qui n’est autre que l’acide malique.
Une fois fécondé par un anthérozoïde,
Une fois fécondé par un anthérozoïde,
le gamète femelle (ou oosphère comme chez tous les végétaux)
devient un œuf (ou zygote) qui se divisera de nombreuses fois
pour donner, toujours au creux de l'archégone, un embryon,
nourri en parasite par le prothalle qui l’héberge.
L'embryon continue son développement jusqu’à former
L'embryon continue son développement jusqu’à former
une jeune tige, souterraine (rhizome) chez les espèces
de climat tempéré à froid, porteuse de racines et de frondes
stériles, ou sporophytes assurant un nouveau cycle de reproductuin.
Le prothalle, à ce stade, a dépéri depuis longtemps.
La reproduction des prêles diffère quelque peux,
mais le principe reste le même.
Utilisation :
Principalement en plante ornementale.
⚠ Ne pas confondre bryophyte et ptéridophyte.
Les bryophytes sont des plantes non vasculaires
(à l''inverse des ptéridophyte),
qui représentent un stade primitif de l'évolution végétale.
Ce sont des plantes simples et petites,
dépourvues des tissus spécialisés nécessaires au transport de l'eau
et sève élaborée, appelés xylème et phloème.
Contrairement aux plantes vasculaires,
les bryophytes n'ont ni véritables racines, ni tiges, ni feuilles.
Elles sont généralement constituées de structures appelées rhizoïdes,
servant d'ancrage et facilitent l'absorption de l'eau et des nutriments.
On distingue trois principaux types de bryophytes :
- Les mousses,
- Les hépatiques
- Les anthocérotes.
semble très proche,
la phase gamétophyte est dominante chez les bryophytes,
la phase gamétophyte est dominante chez les bryophytes,
alors que la phase sporophyte est dominante chez les ptéridophytes.









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