Hommage à tous les professionnels du végétal.

FICHE : Scaphosepalum odontochilum





Sppm. odontochilum Kraenzl., 1925


Synonyme :

Scaphosepalum sneidernii Garay, 1953



Taxinomie
Tribu :
 Epidendreae
Sous-tribu : Pleurothallidinae
Genre : Scaphosepalum

                  Sous-genre : Scaphosepalum
                  Section : Leiocaulium
                  Sous-Section :
                  Division :
                  Espèce : odontochilum


Étymologie :
Du grec ὀδόντος, odóntos, "de dent",
et de χεῖλος , kheïlos, "lèvre".
Référence au bord denté du labelle.


Mode de vie :
Plante épiphyte.



Végétation :
Sympodiale.
Rhizome au développement en touffe (cespiteux).



Habitat :
Forêts humides.















Origine :
Colombie, Équateur.



Altitude :
De 1750 à 2400 mètres.
Colombie : De 2000 à 2400 m.
Équateur : De 1750 à 2200 m.



Culture


Température de culture :
Donné en culture froide à tempérée.
Chez moi en culture tempérée.


     Chaude...................jour : 20°C à 27°C nuit : 11°C à 18°C.
     Tempérée chaude........jour 18° C à 25°C nuit : 10°C à 15°C.
  Tempérée.................jour : 12°C à 20°C nuit : 8°C à 13°C.
  Tempérée froide.........jour : 12°C à 18°C nuit : 8°C à 11°C.
  Froide.................... jour : 10°C à 16°C nuit : 5°C à 12°C.


Type de culture :
En pot plastique ajouré, pot de terre ou
monté sur plaque.


Milieu de culture :  
Culture en pot
granulométrie moyenne

  1. - 4 parts d'écorce de pin.
  2. - 2 à 3 parts de charbon de bois.
  3. - 1 part de perlite ou bille de polystyrène  ou vermiculite.
  4. - 1 part de sphaigne de Nouvelle Zélande coupé
       mais surtout pas en poudre.
Culture sur plaque
Que de la sphaigne.


Arrosage :
Maintenir toujours humide mais sans excès.



Hygrométrie :
Haute,
minimum 75 à 85%.


Ventilation :


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Fertilisation :
100 ppm maximum une fois par mois
soit 156 µS environ ;
ou
                  50 ppm soit 78 µS environ à chaque arrosage
                  trois fois de suite,
                  puis rinçage au quatrième et cinquième arrosage.
                  (1ppm = 1.56 µS moyenne).


Luminosité :
Ombre à mi- ombre.
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Repos ( voir légende ) :
 

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Difficulté culturale :

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Particularités :


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🜂 Floraison toute au long de l'année.

🜂 Inflorescence multiflore successive avec un
         développement continu de la hampe.

🜂 Présence d'osmophores sur les sépales latéraux.

🜂 Couleur de la fleur très variable,
         allant du rosâtre au jaune.

🜂 Une variante de l'espèce est présente au sud de l'Équateur
         à la frontière avec le Pérou.
         L'espèce produit des fleurs avec les sépales qui se recourbent
         nettement en arrière exposant bien plus les osmophores.





Dessin :
Icones Pleurothallidinarum V.




 Sensibilité aux excès d'arrosages.
         Il serait préférable pour cette raison
         de cultiver l'espèce en culture montée.


 Pour l'induction florale,
         il est important de soumettre le sujet à des écarts
         de température jour/nuit d'au moins 5 à 10°C.





Index Scaphosepalum 












Le complexe Pleurothallis microcardia
et sous-espèces ou ex. sous-espèces.


Pour ne pas changer, 
la taxinomie de Pths. microcardia ou plutôt
de ses sous-espèces n'est pas simple,
et ne remporte pas l'unanimité.

L'espèce se déclinerait en une espèce type a savoir Pths. microcardia
et une sous-espèce, Pths. cubitoria ;
mais pour certains,
il n'y aurait pas qu'une, mais deux sous-espèces,
Pths. microcardia ssp. cubitoria limité au sud de l'Équateur,
et Pths. tamaensis devenant donc Pths. microcardia ssp. tamaensis
du Venezuela.
Pour compliquer encore plus la chose,
viendrait se rajouté une espèce déterminée comme étant
Pths. stenosepala Rolfe, 1892 qui serait en fait synonyme
de Pths. microcardia.

Cependant ;
il faut savoir que les deux sous-espèces à savoir
Pths. microcardia ssp. cubitoria et Pths. microcardia ssp. tamaensis
ne sont pas acceptées en tant que tel,
mais en tant qu'espèce à part entière,
Pths. cubitoria Luer, 1981 et Pths. tamaensis Foldats, 1968.

Pour couronner le tout,
les photos de Pths.cubitoria sont attribuées sur certains
sites à Pths. microcardia ssp. microcardia donc Pths. microcardia.
et les photos de Pths. stenosepala à Pths. cubitoria.
                         
Pourquoi cette mésentente me direz vous ?
Ce désaccord est du au fait que Pths. cubitoria et Pths. tamaensis
sont très très proche de Pths. microcardia,
à tel point que les différences sont vraiment minimes
et se trouvent essentiellement dans la taille des fleurs,
des pièces florales, de la taille et forme des feuilles
ainsi que de leur origine géographique.

Pths. microcardia (ssp. microcardia) l'espèce type,
se trouve présent en Colombie, Bolivie, Équateur,
Pérou et au Venezuela,
avec le sépale dorsal, les pétales et labelle plus court
et une feuille oblongue lancéolée mais plus ovoïdale ;
- sépale dorsal de 12 à 25 millimètres de long
  sur 2,25 à 5 millimètres de large à sa base,
- synsépale de 12 à 23 millimètres de long
  sur 4 à7 millimètres de large,
- pétales de 5 à 13 millimètres de long
  sur 1 millimètre de large,
- labelle de 4 à 7 millimètres de long
  sur 2 à 4 millimètres de large.

Pths. microcardia (ssp. tamaensis) se distingue
de Pths. microcardia (ssp. microcardia) par un sépale
dorsal, un labelle et des pétales plus longs,
ainsi qu'une feuille oblongue lancéolée ;
- sépale dorsal de 30 à 40 millimètres de long
   sur 5 millimètres à sa base,
- synsépale de 33 à 35 millimètres de long
  sur 8 millimètres à sa base,
- pétales de 13millimères de long
  sur 1,25 à 2,5 millimètres à leur base,
- labelle de 11 millimètres de long
  sur 4 millimètres  ;
de plus,
l'espèce est limitée au Venezuela.
Cette pseudo-sous espèce a été élevée au rang d'espèce,
Pths. tamaensis.

La deuxième (pour certains) sous espèce à savoir,
Pths. microcardia (ssp. cubitoria) ;
quant à elle, se limite au sud de l’Équateur.
Cette "pseudo" sous-espèce se distingue par une fleur
bien plus grande que Pths. microcardia et Pths. tamaënsis
dépassant les marges d'une feuille oblongue lancéolée ;
- sépale dorsal de 32 à 40 millimètres de long
  sur 3,5 millimètres près de sa base,
- synsépale de 25 à 38 millimètres de long
  sur 5 millimètres de large,
- pétales de 10 à 13 millimètres de long
  sur 1 millimètre à leur base,
- labelle de 8,5 millimètres de long
  sur 3 millimètres de large.
Cette pseudo-sous espèce a été élevée au rang d'espèce,
Pths. cubitoria.

Bien compliqué ! 

Pths. microcardia Rchb.f., 1855 
Bolivie, Colombie, Équateur et Pérou,
de 700 à 2600 mètres.

Pths. cubitoria Luer, 1981
Équateur, de 1600 à 2600 mètres.

Pths. tamaensis Foldats, 1968
Venezuela, 2400 mètres. 

Pths. stenosepala Rolfe, 1892
Bolivie, Colombie, Équateur et Pérou,
de 1160 à 2800 mètres.



Pths. microcardia (ssp. microcardia).
Dessin : Icones Pleurothadinarum.



Pths. microcardia (ssp. tamaensis).
Dessin : Icones Pleurothallidinarum.



Pths. microcardia (ssp. cubitoria),
qui pour certains correspondrait à
Pths. microcardia.
Dessin :  Icone Pleurothallidinarum.








Pths. stenosepala
supposé synonyme de
Pths. microcardia (ssp. microcardia).




En conclusion :
Personnellement et étant donné que la classification
de l'espèce n'est pas validée unanimement,
je me base en partie sur la taxinomie initiale
d'Icones Pleurothallidinarum d'où le nom
de Pths. microcardia ssp. cubitoria
sur la fiche.